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FORMES LIBRES

L'EXPOSITION
Montréal regorge d'immeubles patrimoniaux non protégés ou laissés à l'abandon, qui risquent un jour de finir sous le pic des démolisseurs pour faire place à du neuf. LeBens figure sur la liste de ces regrettables disparus, alors que d’autres monuments uniques, tels que le Orange Julep et Montréal pool-room, pourraient bientôt être sacrifiés.
À travers ses oeuvres, l’artiste multidisciplinaire montréalais Jimmy Deschênes s’inspire de l'esthétisme patrimonial architectural qui tend à disparaître, soit celui qui caractérise les villes nord-américaines des années 1940 à 1970. Il considère son activité artistique comme une occasion de refaçonner les différents styles de ces époques.
Son travail se construit autour d'un équilibre entre les volumes d'ombre et de lumière. En raison de ses expériences dans les domaines de l'ébénisterie et de l'aménagement, il privilégie l'emploi de matériaux bruts rappelant ceux préconisés dans la construction architecturale contemporaine. Qu'il s'agisse de plâtre, de résine ou de bois, les médiums qu’il utilise prennent l’apparence de masses lourdes et fortes ou l’aspect de formes vides et légères.
Travaillant avec une approche plus formelle que conceptuelle, l'esthétisme épuré de son oeuvre est la direction maîtresse de son processus de création.
Dates d'exposition :
25 mars - 17 avril 2010
Vernissage :
le samedi, 27 mars, 14h - 17h
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© Galerie d'art contemporain Visual Voice
L'ARTISTE
Jimmy Deschênes est né à Sept-Îles en 1970. Ébéniste de formation et artiste autodidacte, il cumule un certain nombre d’expériences dans le milieu du meuble, de 1994 à 1999, chez Morin Tardif, Design Emphasis et l'auberge Pierre du Calvet.
En 1999, il découvre l'aménagement intérieur. Le côté artistique le séduit d’emblée et lui ouvre la porte vers une grande liberté d’action. Il combine alors ses talents de créateur et d’artisan. Il réalise une multitude de décors, planifiant espace, matériaux, meubles et éclairage. Ses réalisations les plus pertinentes en art visuel se déroulent au cours de l’année 2005, lors d’une collaboration pour le Baldwin barmacie. Il réalise le décor et l'impressionnant luminaire central.
Depuis 2005, il travaille en atelier afin d'élaborer et de mettre au point des revêtements divers adapter à l'architecture d'intérieur. Aux cours de ses recherches, il découvre les propriétés translucides et résistantes de la résine. Toujours avec cet engouement naturel pour l'art visuel, il façonne en 2005 Plastic Chromatique, son premier tableau composé principalement de résine de polyester. En 2007, il oeuvre au Vallier restaurant en concevant deux sculptures murales; l'une habille l'arrière du bar (bois massif, 7 pi x 30 pi), l'autre, tout aussi imposante, clôture l'arrière salle. Depuis lors il n'a de cesse de peaufiner son art en allant toujours plus en avant dans sa démarche personnelle de création.
Pour plus d'informations, visitez
www.dayshinegallery.com
